À l’affiche (ou presque)

J’ai sous-titré un film pour le cinéma et ça n’arrive pas souvent (doux euphémisme). Comme c’est plutôt un tout petit film mais un relativement gros distributeur, je ne sais pas trop à quoi m’attendre du point de vue du nombre de copies qui seront visibles dans les salles françaises (suspense jusqu’au 3 avril).

En tout cas, j’ai croisé hier l’affiche dans un couloir de mon cinéma local en allant voir le documentaire sur Mediapart, et ça m’a fait tout drôle (en bien).

Trucs et astuces

Je le lis un peu à la petite semaine, ce Designing for Moving Pictures, en picorant des infos à droite à gauche, mais je m’émerveille surtout d’y trouver mille réponses à tout un tas de questions que je ne me suis jamais posées (du style : comment faisait-on de la fausse neige de cinéma à l’âge d’or des studios).

(Le bouquin date de 1941.)

Bilan vacancier

De la Kulture :
5 films au cinéma
3 films en DVD
2 bouquins (seulement, snif)

De la cuisine :
Un carrot cake
Un roulé au thé vert matcha et une glace à la pâte de haricots rouges (pas réussis à 100 %, à refaire)
Des samoussas
Divers dips et tartinades

Des sorties réjouissantes à base de mojitos et pizzas avec des gens chouettes

Un plateau de fromage un peu décadent

Des dodos, beaucoup de dodos

Peu de yoga, mais c’est bien, parfois

Des flâneries sous ciel bleu, une bonne partie du temps

Un tout petit peu d’administration histoire de ne pas être noyée dès la reprise (mais juste un tout petit peu)


(Allez, il va falloir s’y remettre.)

Fatigue

Je profite des vacances pour rattraper mon retard de cinéma et voir tout ce qui semble un peu intéressant en ce moment, et pof, une faute de trad pas grave* dans un sous-titre d’un film que j’ai bien aimé, traduit (super bien, par ailleurs) par quelqu’un que j’aime bien aussi, et me voilà incapable de penser à autre chose, coupée dans mon élan naturel qui me porterait plutôt à écrire un mot gentil et confraternel pour féliciter ledit quelqu’un, déjà culpabilisée à l’idée d’être hypocrite, et tout aussi paralysée par la perspective d’être la mauvaise copine vétilleuse et inélégante qui souligne ladite faute de trad pas grave*. (Quand est-ce qu’on arrête d’être mesquin, dans ce métier ?)

* (Oui mais quand même.)

Talons, talent

Deux conversations que j’ai lues de loin ou entendues ce mois-ci encensaient (à juste titre) Fred Astaire, le plus aérien de tous les danseurs de cinéma, avec une petite pique condescendante récurrente à l’égard de ses partenaires (“bonnes danseuses, sans doute, mais… c’est pas la même chose, hein”). Aucun des participants à ces conversations ne semblait cependant se rendre compte qu’on ne peut physiquement pas danser de la même façon à plat et avec des talons imposés de 5 ou 10 cm de haut.

Oh, well, c’est sans doute un détail.

(“Swing Time”, source.)

(Sinon, l’épisode du podcast Unspooled consacré à Swing Time est assez chouette.)