Il faut retrouver le probloc de la bagnole volée

Une recherche hasardeuse (encore une) m’a fait tomber par hasard sur le Dictionnaire français-anglais des mots tronqués de Fabrice Antoine (Peeters Publishers, 2000) que j’ai trouvé assez choupi et par endroits déjà gentiment suranné, à tel point que j’étais à ça de le commander alors qu’il ne me serait à peu près d’aucune utilité.

(aidez-moi)

(merde)

(c’est vrai)

(personne ne me lit ici)

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe aussi An English-French Dictionary of Clipped Words par le même auteur (même éditeur, même année), ce qui règle la question de l’utilité (hiiiii).

Vu

J’aime plutôt bieng la nouvelle déco des boîtes aux lettres de Strasbourg (même si les tags sur la deuxième gâchent un peu la vue d’ensemble) (elle était plus pimpante il y a quelques mois) (je regrette de n’avoir pas pris la photo plus tôt).

L’une des artistes, Plume de Chat, est une tatoueuse qui fait des jolies choses.

Place Broglie
Rue des Juifs
Rue de la Nuée-Bleue
Rue du Temple-Neuf
Rue du Vingt-Deux Novembre
Place de l’Homme de fer

Le jour où Enquêtes du musée de la vie wallonne est entré dans ma vie

Avec les années, j’ai l’impression que les bouquins et assimilés que je me retrouve à acheter pour les besoins de mes trads sont de plus en plus bizarres (celui-ci vaut des points, je trouve).

Parmi ces acquisitions raisonnables, mais régulières, j’ai tendance à ne garder logiquement que les ouvrages qui m’intéressent ou qui sont susceptibles de resservir. Du coup la pile des achats de ces dernières années est moins fofolle qu’elle ne pourrait être (tout le monde connaît toutefois ma passion légendaire pour le football américain, bien sûr).

(En revanche, après mûre réflexion, je n’ai pas conservé L’Espion au champagne – Un maître espion d’Israël au Caire raconte, Twilight – Fascination, ni même Les Bienveillantes, n’insistez pas.)

[ko-oueurkinngue]

La merveilleuse infolettre de @francisfrog, “Jours de Francis”, parle (en toute logique) merveilleusement du [ko-oueurkinngue], cette invention du diable que tout le monde s’acharne à me recommander depuis cinq ans (alors que la seule façon de supporter le travail, c’est seule chez soi en pyjama avec un thé vert parfumé et un podcast de qualitay, comme chacun le sait).

(Jamais.)

Une cliente m’a (re)demandé récemment pourquoi je ne me formais pas au doublage, le vrai de vrai, synchrone et tout, et même si je pressens confusément que mon refus obstiné va finir par me desservir, rien à faire, je n’en ai toujours pas pas envie. En y réfléchissant deux minutes (car après tout, pourquoi ne pas ajouter une corde à mon arc, hein ?), je pourrais répondre que les versions doublées, même d’excellente qualité, me donnent de l’urticaire, bien que je les juge utiles voire nécessaires, et que ça me ferait mal de travailler autant pour un résultat qui m’est aussi profondément désagréable. Et surtout, surtout, que le grand amour de ma vie restera toujours le sous-titrage, que je n’en fais déjà pas assez à mon goût et que le défilement harmonieux et fluide de ces petites lignes de texte au bas de l’écran m’apporte un sentiment de plénitude que rien n’égalera jamais en matière de traduction, donc tu peux remballer ton doublage, franchement, hein.

Mais comme tout ça n’est ni très diplomatique ni assez froidement professionnel, je réponds : “Hmm, oui, peut-être un jour !”

(Jamais.)

Ayant esgard à la dignité des sciences

Amis traducteurs scientifiques, si vous avez un peu la flemme de faire vos recherches terminologiques, n’hésitez pas à invoquer l’illustre précédent de Paul Bienassis, traducteur en français, au XVIe siècle, de ce qui semble être le premier traité d’obstétrique imprimé (Der swangern Frauwen und Hebamen Rosegarten, d’Eucharius Rösslin).

Ce mini-passage est extrait d’une étude qui mêle réflexions scientifiques et traductologiques avec un certain brio (Valérie Worth-Stylianou, Les traités d’obstétrique en langue française au seuil de la modernité). Je radote répète toujours à qui veut l’entendre (et même à qui ne veut pas) que ce que j’aime dans la traduction de documentaires, c’est qu’on apprend plein de choses, toujours, tout le temps, et la plongée du moment chez les accoucheuses du XVIIe siècle à Cologne (oui) est pleine de bonnes surprises.

Parfois

Parfois, j’ouvre le dossier de mon ordi contenant les 14 photos prises en 2009 lors de ce pique-nique aux Buttes-Chaumont qui regroupait une petite dizaine de traducteurs de l’Association. Il y a A., A., B., C., E., I., R. et C. J’ai la clope au bec, évidemment, les jambes un peu épaisses vues en contre-plongée et la peau luisante, mais je ne me souviens pas avoir été beaucoup plus sereine que cet après-midi là. Tous ces gens pieds nus dans l’herbe cadrés bizarrement sur la pente du parc, qui ont l’air contents d’être là et que je ne vois pratiquement plus aujourd’hui, me manquent terriblement, comme me manquent les débuts de l’Association. On s’engueulait un peu, on tâtonnait, on se plantait, on recommençait. C’était bien, c’était vivant. On était vivants.